Martine Lecompte, une Merkurienne qui fait rayonner l’ingénierie

L’implication sociale est une valeur importante pour les employés de Merkur. Nous souhaitons, dans cet article, mettre en lumière l’initiative bénévole d’une Merkurienne appréciée de tous.

Martine s’implique depuis 2 ans en tant qu’ambassadrice pour l’Ordre des ingénieurs du Québec. Nous avons donc réalisé un entretien avec elle afin d’en savoir plus !

Depuis quand t’impliques-tu bénévolement ?

Durant mes 29 années où j’ai œuvré en tant qu’ingénieure, j’ai, entre-autres, eu le privilège d’accompagner une trentaine de stagiaires. On m’a donné ma première chance au début de ma carrière et je considère qu’il est important que je fasse de même. En plus d’aider des jeunes qui aspirent à évoluer dans le métier, j’ai trouvé ces expériences très enrichissantes.

Comment es-tu devenue ambassadrice pour l’OIQ ?

J’ai tout simplement reçu une publicité de l’Ordre mentionnant qu’ils étaient à la recherche d’ambassadrices afin de soutenir une initiative qui encourage les jeunes filles à choisir les sciences et la profession d’ingénieur. Ces derniers visent d’atteindre 30 % de femmes occupant le métier d’ingénieure d’ici 2030. Je me suis sentie très interpellée par la cause, c’est important de démontrer l’apport des femmes dans ce métier, je me suis donc impliquée. 

Concrètement, qu’as-tu réalisé en tant qu’ambassadrice de l’OIQ ?

J’ai eu l’occasion de faire des animations, dans des classes au secondaire, d’un programme de l’OIQ en partenariat avec l’organisation Réseau Technoscience. Ces ateliers, d’une durée de 70 minutes, mettent de l’avant des réalités et des thèmes concrets. Nous avons abordé le sujet des abeilles qui sont en voie de disparition. Suite à la mise en contexte, on invitait les jeunes à leur construire un abri avec des objets prédéterminés. Le niveau de difficulté variait selon le niveau scolaire des jeunes. Par exemple, les secondaire 1 ont des sacs avec du contenu déjà déterminé, tandis que les niveaux de secondaire 2 et 3 doivent rassembler les matériaux nécessaires tout en gérant un budget, en plus de tous les autres paramètres.

J’aime leur expliquer que ce qu’ils réalisent dans leur atelier fait partie de ma réalité en tant qu’ingénieure. C’est très près de mon quotidien parce qu’il y a de la conceptualisation, de la gestion du temps, la disponibilité des ressources, la gestion des contraintes, le travail en collaboration, etc. Ce parallèle-là est très intéressant à faire puisque quand on se cherche, comme peuvent le faire des jeunes au secondaire, être mis en contact avec un métier qui apporte autant de variété et de concret, ça peut leur ouvrir les yeux.

 

Quelles étaient les réactions des jeunes ?

À la fin de l’atelier j’ai fait une présentation sommaire de mon parcours scolaire et professionnel et ensuite, les jeunes m’ont posé toutes leurs questions; Combien ça gagne un ingénieur ? Quels sont les prérequis pour accéder à ce métier ? Quelles sont les différentes disciplines de l’ingénierie ? Par la suite, je leur ai démontré que cette profession n’a pas de limites en leur parlant du travail de certains ingénieurs qui ont bâti un pollinisateur mécanique. Ceci me permet de bien transmettre l’impact réel et important de ces professionnels pour la société. Je mets aussi la variété de l’ingénierie de l’avant quand je leur explique que plus de 9 disciplines de l’ingénierie ont été requises pour créer ce pollinisateur. Je crois que c’est ce qui les a le plus impressionnés. Il est devenu plus concret pour eux de savoir que tout ce qui les entoure implique de la conception d’ingénierie.

Comment Merkur a facilité ton implication bénévole ?

J’ai eu la flexibilité de pouvoir gérer mon temps de manière à me permettre d’être présente lorsque nécessaire. C’était important pour moi et mon employeur en comprenait la pertinence et m’a encouragée dans ma démarche. Au sein de Merkur, je souhaite aussi m’impliquer dans un programme de parrainage pour des jeunes professionnels candidats à la profession d’ingénierie. Ceci me permet de pousser plus loin mon implication en touchant à des volets de développement professionnel, d’éthique et de savoir-être, autres aspects qui me passionnent aussi.

Quelle est ta motivation par rapport à ton implication ?

Mon fils a décidé de choisir ce domaine d’études après avoir fait la rencontre d’un ingénieur mécanique qui était venu expliquer son métier lors d’une journée carrières, au secondaire. Bien que mon conjoint et moi soyons tous les deux ingénieurs, ce qui a allumé la flamme pour lui fut cette rencontre, ça me confirme que l’implication de mes pairs ingénieurs et moi, peut avoir un immense impact dans la vie d’un jeune !

J’ai comme objectif de semer des graines. Si j’ai réussi à toucher un seul jeune en lui ayant fait découvrir ce domaine, qu’il ait osé en jaser à la maison le soir même et éventuellement considère ce choix de carrière, j’aurai atteint mon objectif. C’est un métier merveilleux qui m’a permis de vivre des grandes expériences professionnelles et j’aspire réellement à encourager la relève à s’y intéresser.

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